jeudi 2 mars 2017

Mars 1917


Jeudi 1er mars 1917.
Reprise de l’instruction et travaux secondaires pour 3 Compagnies et la Cie de Mitrailleuses.
A 17h30, les 1ere et 2éme Cies partent travailler à la continuation de la ligne de Calvaire – ELSBERG.
Vers 9h, l’ennemi envoie une rafale d’obus sur les travailleurs, néanmoins, le travail n’est pas interrompu.

Pertes :
Chasseur de 2Cl REMY Raymond 1ére Cie – Blessé au combat
Chasseur de 2Cl MAJAROZ Georges 1ére Cie – Blessé au combat
Chasseur de 2Cl CHEVRIER François 1ére Cie – Blessé au combat
Chasseur de 2Cl LECOMBE Louis 2éme Cie – Blessé au combat
Chasseur de 2Cl ENGELMANN Georges 2éme Cie – Blessé au combat

 
Vendredi 2 mars 1917.
Continuation des mêmes travaux, le soir de 18h à 24h sans incidents.

 
Samedi 3 mars 1917.
Repos dans la journée.
Les 1ére et 2éme Cies vont travailler à l’organisation de la ligne Calvaire – ELSBERG de 23h à 4h.

 
Dimanche 4 mars 1917.
Repos pour le Bataillon, messe en l’église de BALLERSDORF, à la mémoire des Officiers, Sous-Officiers, Caporaux et Chasseurs du Bataillon tués à l’ennemi.













 
Source :
http://thumbs2.picclick.com/d/l400/pict/162362877421_/CPA-en-1917-BALLERSDORF-Le-Village-68.jpg

 
Lundi 5 mars 1917.
Reprise des travaux Calvaire – ELSBERG.

 
Mardi 6 mars 1917.
Instruction pour la moitié du Bataillon. Repos pour la seconde partie, l’après –midi qui va travailler aux travaux du Bachlé.

 
Mercredi 7 mars 1917.
Continuation de l’instruction et des travaux.

 
Jeudi 8 mars 1917.
Instruction et travaux.

 

PROMOTION.

 
Par décision du Général Commandant en Chef en date du 23 février 1917, sous n° 24349 et dans les conditions du Décret du 2 janvier 1915,  est nommé
Médecin  Major de 2Cl à Titre Temporaire:

Monsieur le Médecin Aide Major de 1Cl  VOIZARD Francis, Frédéric, Edouard Chef de Service au 41° Bataillon de Chasseurs à Pied.

Monsieur le médecin Major de 2Cl VOIZARD reste affecté au 41° Bataillon de Chasseurs comme Chef de Service.

 
Vendredi 9 mars 1917.
Continuation des travaux de nuit et de l’instruction pour les unités ne travaillant pas.

 
Samedi 10 mars 1917.
Préparatifs de départ. Distribution d’effets. Revues à l’intérieur des Compagnies.

 
Légion d’Honneur.

En vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par Décision Ministérielle n° 12285E du 8 août 1914, le Général Commandant en Chef a fait, dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, les nominations suivantes :


Chevaliers :

A la date du 17 février 1917.

M. DESNOYER Raymond, Sous-Lieutenant au 41° Bataillon de Chasseurs à pied.

« Officier brave et courageux, toujours volontaire pour les missions difficiles. Désigné sur sa demande, pour prendre le commandement d’un groupe de patrouilleurs, s’est jeté sur l’ennemi avec une grande bravoure. Blessé grièvement, est rentré seul dans les lignes et n’a voulu se laisser évacuer qu’après avoir donné à son commandement des renseignements sur sa mission ».

A la date du 1er mars 1917.

M. MONDET Charles, Lieutenant au 41° Bataillon de Chasseurs à pied.

« S’est distingué en maintes circonstances et particulièrement le 18 octobre 1916 où il a contribué puissamment à l’enlèvement d’une tranchée âprement défendue et à la capture d’une centaine de prisonniers. Le 16 février 1917, a dirigé avec la plus grande crânerie une opération audacieuse dans les lignes ennemie, restant debout sur le parapet de la tranchée allemande pour diriger sa troupe et rentrant le dernier dans nos lignes une fois sa mission entièrement accomplie. Déjà 2 fois cité à l’Ordre ».
 

M. CONNAULT Lucien, Sous-Lieutenant au 41° Bataillon de Chasseurs à pied.

« Officier d’une bravoure et d’un allant remarquable. Le 18 octobre 1916, a pris en plein combat, le commandement de sa Compagnie et l’a entrainée à l’attaque d’une tranchée importante, capturant 2 mitrailleuses et de nombreux prisonniers. En février 1917, à la tête de son groupe, a pénétré 4 fois en 10 jours dans les lignes ennemies et a réussi à procurer au Commandement des renseignements importants. Une blessure et 3 citations ».
 

Dimanche 11 mars 1917.
Le Bataillon quitte BALLERSDORF à partir de 6h30 en suivant l’itinéraire suivant :
DANNEMARIE – RETZVILLER – VALDIEU – CHAVANNES – FOUSSEMAGNE – CUNELIERES – PETITE CROIX – NOVILLARD – VEZELOIS.
Grand’halte aux environs de PETITE CROIX. A 14h, le Bataillon arrive à VEZELOIS et y cantonne. Travaux de propreté et repos.

 
Lundi 12 mars 1917.
Le Bataillon quitte VEZELOIS à 7h pour aller cantonner :
3éme Cie et Mitrailleuses : BUC
1ére et 2éme Cies : MANDREVILLARS
EM et SHR : ECHENANS

Le Bataillon y arrive à 11h et s’y installe. Travaux de propreté et repos.

 
Mardi 13 mars 1917.
Séjour à ECHENANS.
A 10h, dans un terrain situé entre MANDREVILLARS et BUC, le Commandant remet 3 croix de la Légion d’Honneur et des Croix de Guerre à des Gradés et Chasseurs du Bataillon.
Après-midi : nettoyage des effets, armes – Revues à l’intérieur des Compagnies.

 
Mercredi 14 mars 1917.
Le Bataillon se rassemble à 6h30 sur la route de CHALONVILLARS et par l’itinéraire :
CHALONVILLARS – FRAHIER gagne RONCHAMP où l’Etat-Major et la SHR cantonnent. Les 1ére et 2éme Cies cantonnent à RECOLOGNE
La 3éme et la Cie de Mitrailleuses à MOUNERE.

Le Bataillon défile devant le Général de Division qui adresse ses félicitations au Commandant.

 
Jeudi 15 mars 1917.
Le Bataillon rassemblé à 7h50 à RECOLOGNE gagne par l’itinéraire :
LA COTE – St GERMAIN – FROIDETERRE et y cantonne.

 
Vendredi 16 mars 1917.
A 6h30, le Bataillon quitte FROIDETERRE défile à LURE sous les yeux du Général Commandant l’Armée qui adresse ses félicitations au Commandant pour la belle tenue et le défilé du Bataillon, et par l’itinéraire :
AMBLANS – GENEVREUILLE – POMOY va cantonner :
2éme, 3éme, SHR et Etat-Major à MONTCEY
1ére et Cie de Mitrailleuses à COLOMBOTTE
Travaux de propreté et repos.

 
Samedi 17 mars 1917.
Installation au cantonnement. Nettoyage des effets, armes, équipements.
Concert par la fanfare et les clairons du Bataillon.
Dans l’après-midi le Bataillon reçoit l’ordre, pour les unités cantonnées à MONTCEY, de se porter à CALMOUTIER et de s’y installer.
A 16h30, le Bataillon est dans ses nouveaux emplacements à savoir :
2éme, 3éme, SHR et Etat-Major à CALMOUTIER
1ére et Cie de Mitrailleuses à COLOMBOTTE

 
Dimanche 18 mars 1917.
Installation au cantonnement. Travaux de propreté et de nettoyage. Repos l’après-midi.
Concert par la fanfare et les clairons du Bataillon.

 
Lundi 19 mars 1917.
Commencement de la période d’instruction.
Exercices d’évolution par Cie. Instruction des spécialités.

 
Mardi 20 mars 1917.
Instruction à l’intérieur des Cies. Exercices et causerie aux gradés par le Chef de Bataillon.

 
Mercredi 21 mars 1917.
Manœuvre du Bataillon dans la région de CALMOUTIER – NOROY LE BOURG, l’ennemi figuré par un détachement de la Compagnie Divisionnaire.

 
Jeudi 22 mars 1917.
Repos – Travaux de propreté.
Revues à l’intérieur des Cies.
Concert par la fanfare et les clairons du Bataillon.

 
Vendredi 23 mars 1917.
Manœuvre de Division.
Le Bataillon quitte le cantonnement à 10h et se rend par COLOMBOTTE – VILLEMINFROY – POMOY – MOLLANS au bois de FAYS où il est à la disposition du Colonel Commandant l’Infanterie pour attaquer éventuellement le bois de CHAMPEY. N’ayant pas eu à intervenir, le Bataillon se porte vers ARPENANS où finit la manœuvre.
Le Bataillon rentre à 20h30 au cantonnement.

 
Samedi 24 mars 1917.
Repos le matin et l’après-midi exercices de détail aux abords du cantonnement.

 
Dimanche 25 mars 1917.
Matin : exercices de détail et réunion des cadres.
Après-midi : exercices à l’intérieur des Cies, en raison du mauvais temps. Réunion des Gradés pour une causerie faite par le Commandant.

 
Lundi 26 mars 1917.
Matin : exercices de détail.
Après-midi : manœuvre du Bataillon dans la région CALMOUTIER – Château GRENOUILLE – Côte 310.





Mardi 27 mars 1917.
Repos – Travaux de propreté et revue à l’intérieur des Cies.

 
Mercredi 28 mars 1917.
Manœuvre du Bataillon le matin : marche d’approche
Après-midi : manœuvre de cadres en prévision d’une manœuvre de Division devant avoir lieu le lendemain.

 
Jeudi 29 mars 1917.
Manœuvre de Division dans la région CALMOUTIER – Ferme de la Maison rouge – Côte 315.

 
Vendredi 30 mars 1917.
Matin : exercices de détails.
Après-midi : en raison du mauvais temps, travaux de propreté, théories faites par les Gradés à l’intérieur des cantonnements. Causerie faite par le commandant.

 
Samedi 31 mars 1917.
Repos – Travaux de propreté – Distribution d’effets – Revues à l’intérieur des Cies – Préparation au départ devant avoir lieu le 2 avril.









mercredi 1 février 2017

Février 1917


Jeudi 1er février 1917.
Rien à signaler. Visite du secteur par le Commandant et les Officiers du 3éme Bataillon du 152éme Régiment d’Infanterie.
 

PROMOTION RESERVE.

Par décision du Général Commandant en Chef en date du 23 janvier 1917, sous n° 19127 est nommé Médecin Aide Major de 2Cl à Titre Temporaire:

Le Médecin Auxiliaire WEILL René du 41° Bataillon de Chasseurs à Pied.

Le médecin Aide Major de 2Cl WEILL est affecté au 41° Bataillon de Chasseurs.

 

Vendredi 2 février 1917.
Calme dans tout le secteur. Visite du Colonel Commandant l’Artillerie Divisionnaire.

 
Samedi 3 février 1917.
Quelques coups de 77 et de 105 sur les Postes avancés de VAFFIER.

 
Dimanche 4 février 1917.
Préparation et réglage de pièces d’artillerie.

 
Lundi 5 février 1917.
A partir de 15h, violent bombardement de la ligne ennemie par nos 75, 90, 150 et crapouillots sur le saillant Sud-ouest d’AMMERTZWILLER.
Riposte de l’ennemi par gros calibres et minenwerfer sur VAFFIER et le PONCEAU.
A 20h30, un coup de main sur le saillant d’AMMERTZWILLER est tenté par les groupes francs des 41° et 43° Bataillon de Chasseurs. Les 2 groupes abordent la 2éme ligne ennemie nettoient les abris et ne trouvent aucun boche.

 
Mardi 6 février 1917.
L’opération recommence à 4 heures, les 2 groupes ont tenté des embuscades pendant la nuit, à 4h, soutenu par les tirs de barrage d’artillerie, ils abordent la 2éme ligne ennemie et ne rencontrent aucun boche. Ils reviennent dans nos lignes à 5h.
Pertes :
Chasseur 2Cl PANAFIEU André, Fernand 1ere Cie – Blessé par balle
 

Mercredi 7 février 1917.
Quelques obus sur VAFFIER et le PONCEAU. Dans la soirée, coup de main tenté par le groupe franc du 152éme et les sections de la Cie de VAFFIER.
Les nôtres pénètrent dans la tranchée boche et tentent une embuscade qui est bientôt éventée. Notre groupe se retire dans nos lignes.
Pertes :
Un soldat du 152éme – Tué à l’ennemi
Un soldat du 152éme – Blessé au combat

 
Jeudi 8 février 1917.
Dans l’après-midi, l’ennemi bombarde nos positions de VAFFIER par obus de 105 et torpilles. Une d’elles tombe à l’entrée du PC de VAFFIER et tue le Sous-lieutenant d’ALAYER et blesse un chasseur. Nous exécutons un tir de représailles sur la 2éme ligne ennemie.
Pertes :
Sous-Lieutenant d’ALAYER de COSTEMORE d’ARC 1ére Cie – Tué au combat
Chasseur 2Cl DEBURE Lucien 1ére Cie – Blessé au combat.

 
Vendredi 9 février 1917.
Journée relativement calme. Plusieurs avions français et ennemis survolent nos lignes.

 
Samedi 10 février 1917.
Obsèques du Sous-Lieutenant d’ALAYER à DANNEMARIE. Y assistent : le Commandant, le Capitaine BLERIOT, le Capitaine GASON, le Lieutenant CHAMPIEUX, les Sous-Lieutenant COUETTE et VAUCKAIRE.

 
Dimanche 11 février 1917.
Tir de concentration de nos 75, 90 et 155 sur les ouvrages ennemis du saillant et le village d’AMMERTZWILLER. Quelques patrouilles dans la nuit. Rien à signaler.

 
Lundi 12 février 1917.
Quelques obus sur VAFFIER.
Rien d’autre à signaler dans le secteur. Des patrouilles sortent de nos lignes et tentent des embuscades.

 
Mardi 13 février 1917.
Les Groupes Francs du 152éme et du 41° sont mis à la disposition du Commandant MASSON pour une opération éventuelle.
Quelques obus de 77 sur ROSSIGNOT.

 
Mercredi 14 février 1917.
Tir de concentration : 75,90 et 155 sur les ouvrages ennemis du saillant et le village d’AMMERTZWILLER en vue d’une opération devant avoir lieu le 16 février sur le saillant.

 
Jeudi 15 février 1917.
Continuation du tir de concentration, mêmes pièces et mêmes buts.
Riposte assez forte de l’ennemi sur VAFFIER, en particulier.

 
Vendredi 16 février 1917.
L’opération projetée doit avoir lieu à 17h20. Après une préparation intense, brutale d’une demie heure, l’opération se déroule comme suit :

 I.            A l’heure H :

Le groupe franc du 41° BCP (Sous-Lieutenant CONNAULT) sortant du grand entonnoir, attaque par la brèche Sud dans la direction du Saillant Sud-Ouest de la tranchée Bromberg.

Le groupe franc du 152éme Régiment d’Infanterie (Sergent HANNON) sortant de la tranchée intermédiaire, attaque par la brèche Nord dans la direction des maisons Sud-Ouest.

 A l’heure H+ 1 minute :

Le groupe de patrouilleurs des 1ere et 3éme Compagnies (Sous-Lieutenant DESNOYER), sortant du grand entonnoir attaque dans la direction du centre de la tranchée Bromberg.

A l’heure H + 1 minute :

Le groupe des patrouilleurs de la 2éme Compagnie sort en 2 vagues derrière les groupes francs dans le but de nettoyer des abris.

A l’heure H + 3 minutes :

La section VAUKAIRE de la 2éme Compagnie va se placer en soutien dans le saillant ennemi. Le PC du Lieutenant MONDET Commandant les groupes d’opérations est placé dans le saillant à H +5.

 

II.          Le groupe CONNAULT s’élance sur les objectifs et atteint le nœud de boyaux au Sud-Est de la tranchée de Bromberg et il fouille les abris, mais est obligé de reculer, des obus de 75 et des obus lourds tombant sur les hommes. Le Sergent DUCROT et plusieurs de ses Chasseurs sont blessés.

Il se tient alors en dehors de la zone bombardée, rend compte et demande un allongement de tir. Après envoi des fusées vertes, il se reporte à nouveau en avant, mais est arrêté par nos obus.

Au signal de repli, il revient dans sa tranchée. Quatre de ses Chasseurs sont alors tués par une torpille ennemie dans VAFFIER.

Le groupe DESNOYER se précipite sur son objectif qu’il atteint bientôt. Il constate que l’ennemi signalé vers le milieu de la tranchée de Bromberg n’existe pas, que les abris sont inoccupés,  que la tranchée de soutien est bouleversée et que des cadavres ennemis sont restés dedans. Il est également arrêté par les obus, le Chasseur FERET est tué, le Chasseur PERRIER a un bras sectionné, le Sous-Lieutenant DESNOYER à le poignet coupé. D’autres sont légèrement blessés par des éclats de nos obus.

Le groupe franc du 152éme RI (Sergent HANNON) ne peut, à deux reprises aborder les maisons d’AMMERTZWILLER, celles-ci étant battues par un tir de notre artillerie.

Un boche resté dans les abris et qui n’a pu se sauver est fait prisonnier.

Le repli est ordonné par le Lieutenant MONDET à 17h46. Tout le monde est rentré à 18h10.

 

III.       Les pertes totales du Bataillon sont de 8 tués et 17 blessés. Un tué et 9 blessés paraissent avoir été touchés par notre artillerie. Les autres ont été touchés par des éclats de torpilles boches, deux l’ont été par balles.

IV.         Les incursions faites dans la tranchée ennemie permettent d’affirmer que :

a.    Le saillant ennemi n’est occupé que par des guetteurs pendant le jour et de nuit par des postes.

b.    Les allemands ont ordre de se replier en cas de bombardement localisé.

c.    L’emplacement de minen placé vers le milieu de la tranchée Bromberg n’existe pas.

d.    Un emplacement de minen de gros calibre est situé vers l’église. Un autre est situé au Nord-Est du carrefour de la tranchée de Bromberg.

e.    Une Compagnie occupe le village, une autre occupe le saillant Sud de la tranchée de Bromberg et plus au Sud.

f.    Le Corps situé devant nous est le 36éme Régiment et fait partie de la 113éme Division.

 
V.            Réaction :

Les Allemands probablement gênés par notre artillerie ont peu réagi par les minens (40 ou 50 gros). Les tirs d’artillerie ont été plus violents que ceux de la veille.

17h30 : batterie de 105 (division 670) tire sur VAFFIER 200 coups

17h55 : batterie de 105 (division 105) tire sur VAFFIER 100 coups

18h20 : batterie de 150 (division 550) tire sur VAFFIER 100 coups

18h20 : batterie de 150 (division 950) tire sur la cuvette 80 coups

Le prisonnier ramené au PC du Commandant est dirigé sur l’Etat-Major de la Division.

 
Carte du 5 mars 1917 – JMO du 152éme Régiment d’Infanterie.





Pertes :
Chasseur 2Cl FERET Pierre 1ere Cie – Tué à l’ennemi
Chasseur 2Cl BERTRAND Georges 1ere Cie – Tué à l’ennemi
Chasseur 2Cl MARAIN Alphonse 1ere Cie – Tué à l’ennemi
Caporal  ROUILLON Joseph 2éme Cie – Tué à l’ennemi
Chasseur 2Cl DEGRIGNY Louis 2éme Cie – Tué à l’ennemi
Caporal GUENARD Georges 3éme Cie – Tué à l’ennemi
Chasseur 1Cl LABBE Paul 3éme Cie – Tué à l’ennemi
Chasseur 2Cl LOESCH Robert 3éme Cie – Tué à l’ennemi

Sous-Lieutenant DESNOYER 3éme Cie – Blessé aux combats
Chasseur 2Cl PERRIER Alfred 1ere Cie – Blessé aux combats
Chasseur 2Cl MICHEL Arthur 1ere Cie – Blessé aux combats
Sergent PASQUIER Gabriel 1ere Cie – Blessé aux combats
Chasseur 2Cl JUDVILLER Paul 1ere Cie – Blessé aux combats
Chasseur 2Cl BOURDIN Gustave 1ere Cie – Blessé aux combats
Chasseur 2Cl COLLET Charles 1ere Cie – Blessé aux combats
Chasseur 2Cl COLLIN Gabriel 2éme Cie – Blessé aux combats
Sergent DUCROT Georges 2éme Cie – Blessé aux combats
Caporal BERGER Paul 2éme Cie – Blessé aux combats
Chasseur 2Cl MANGOUSTE André 2éme Cie – Blessé aux combats
Chasseur 1Cl GOULEY René 3éme Cie – Blessé aux combats
Chasseur 1Cl CHOLLET Louis 3ém Cie – Blessé aux combats
4 soldats du Groupe Franc du 152éme Régiment d’Infanterie.

 

Samedi 17 février 1917.
Le Bataillon qui devait être relevé dans le secteur, le 17 au matin reçoit contr’ordre et la relève est retardée de 24 heures.
Le Commandant et les officiers du 3éme Bataillon du 152éme Régiment d’Infanterie effectuent la reconnaissance du secteur.
Dans l’après-midi, le Commandant accompagné du Lieutenant MOUDET, du Sous-Lieutenant VAUCKAIRE, du Sergent GOUCHE et du Sergent CHAUVIN se rendent à l’ambulance de BELLEMAGNY où a été transporté le Sous-Lieutenant DESNOYER.

A 14 heures, le Général Commandant le 34éme Corps assisté du Général Gaucher Commandant la 164éme Division et d’Officiers d’Etat-Major remet la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur au Sous-Lieutenant DESNOYER, la Croix de Guerre avec Palme au Sergent DUCROT, au Sergent PASQUIER et plusieurs autres Croix de Guerre de différents ordres.

Général GAUCHER :
http://museedesetoiles.fr/piece/general-division-gaucher/




Dimanche 18 février 1917.
Le Bataillon est relevé dans son secteur par le 3éme Bataillon du 152éme Régiment d’Infanterie. A partir de 8h, les Cies partent isolément et regagnent leurs cantonnements respectifs :
Etat-Major, 1ere et 2éme Cies à BALLERSDORF
3éme Cie et Cie de Mitrailleuses à DANNEMARIE.
Installation au cantonnement.

 
Lundi 19 février 1917.
Installation – Travaux de propreté, nettoyage.
Revues à l’intérieur des Cies.
A 16h, le Commandant passe la revue du Bataillon et remet des Croix de Guerre.

 
Mardi 20 février 1917.
Le Bataillon fournit les 4/7éme de son effectif comme travailleurs en 1ere et 2éme lignes, de jour et de nuit.
Départ de 120 permissionnaires.

 
Mercredi 21 février 1917.
Travaux en 1ere et 2éme ligne.
Pour les Cies restant au cantonnement, revues et travaux de propreté.
Arrivée du Capitaine FROMENT affecté au Bataillon.

 
Jeudi 22 février 1917.
Travaux en 1ere et 2éme ligne.
Pour les Cies restant au cantonnement, instruction et exercices.

 
Vendredi 23 février 1917.
Instruction à l’intérieur des Cies.
Au cours d’un exercice de lancement de grenades, 1 Sergent, 2 Caporaux et 1 Chasseur sont blessés par éclatement d’une grenade.
Pertes :
Sergent GOUVIER Edmond 1ere Cie – Blessé
Caporal LAMBERT Lucien 1ere Cie – Blessé
Caporal RIGAUX Georges 1ere Cie – Blessé
Chasseur 2Cl LELAIT Louis 1ere Cie – Blessé

 

Samedi 24 février 1917.
Instruction à l’intérieur des Cies.
Travaux en 1ere et 2éme ligne pour les 4/7éme du Bataillon.

 
Dimanche 25 février 1917.
Repos dans la journée, le Bataillon devant participer le soir à des travaux de 1ere ligne.
A 17h30, le Bataillon va travailler en 1ere ligne à l’organisation de la ligne Calvaire – Elsberg. Mission délicate et difficile, le Bataillon fournissant un effort surhumain travaillant de 18h30 à 4h du matin sans incidents.

 
Lundi 26 février 1917.
Repos dans la journée.
Le soir continuation des mêmes travaux. Le travail se fait en 2 équipes. La première travaillant de 19h à 22h et la seconde devant travailler de 23h à 2h, mais à 21h30 un fort bombardement sévit sur toute la ligne des travailleurs, les obligeant à quitter le chantier.
Pertes :
Chasseur 1Cl GOUX Armand 1ere Cie – Blessé
Chasseur 2Cl PILLOT GEORGES 3éme Cie – Blessé

 
Mardi 27 février 1917.
Repos complet pour le Bataillon.
 

Mercredi 28 février 1917.
Instruction pour les Compagnies.






lundi 2 janvier 2017

Janvier 1917


Lundi 1er janvier 1917.
Le Bataillon quitte TRAUBACH le BAS et va cantonner :
Etat-Major – 2éme Cie – 3éme Cie – TC et TR à GOMMERSDORF.
1ere Cie et Cie de Mitrailleuses à HAGENBACH.

Prise d’Armes du Bataillon pour la remise de la Croix de guerre.
Arrivée de 11 Chasseurs du dépôt Divisionnaire.

 
Mardi 2 janvier 1917.
Séjour à GOMMERSDORF et HAGENBACH.
Travaux de propreté et exercices.

 
Mercredi 3 janvier 1917.
Reconnaissance du Secteur de GILDWILLER par les officiers du Bataillon.

 
Jeudi 4 janvier 1917.
Séjour au cantonnement. Préparatifs de départ.

 
Vendredi 5 janvier 1917.
Le Capitaine BOYER est désigné comme instructeur au cours de Commandants de Compagnie de l’Armée.

Relève du 43° Bataillon de Chasseurs à Pied dans le secteur de GILDWILLER par le 41° Bataillon de Chasseurs à Pied. (1ere – 2éme – 3éme – Cie de Mitrailleuse – SHR).

Les Cies quittent isolément le cantonnement à partir de 9h30 ; déjeunent à FALKWILLER et relèvent :

La 1ere Cie relève la 9éme Cie du 43éme à VAFFIER (1ere ligne)
La 2éme Cie relève la 7éme Cie du 43éme à ROSSIGNOT (réserve)
La 3éme Cie relève la 8éme Cie du 43éme à 332 (2 sections en 1ere ligne – 2 sections en réserve).
Le Train Régimentaire cantonne à RETZWILLER
Le TC et l’Officier des détails à FALKWILLER
Commandant du secteur Nord : Lieutenant-Colonel du 334éme
PC à BUETHWILLER
Commandant du Sous-secteur : Commandant du 41° Bataillon
PC à GILDWILLER Eglise

Relève effectuée sans incidents.


Source : JMO du 334éme RI
Allez à la page n°22
 
Samedi 6 janvier 1917.
La Cie de Mitrailleuses du 41° Bataillon relève la Cie de Mitrailleuses du 43° Bataillon dans son secteur.
 
Dimanche 7 janvier 1917.
Arrivée de 10 hommes (renfort) venant de la Cie Divisionnaire du Bataillon.
Voir sur le blog le carnet de route du Chasseur de 1Cl BOURGUIGNON Paul.
Source :
Est inscrit au tableau spécial de la Légion d’Honneur, à compter du 28 décembre 1916, le militaire, dont le nom suit :
BLERIOT, Arthur, Capitaine à TT (active) au 41° Bataillon de Chasseurs à Pied.
« Longs services antérieurs. Au front depuis le début de la campagne, s’y distingue par son énergie et son entrain ». Une blessure – A déjà été cité.
 
Lundi 8 janvier 1917.
Calme dans le secteur – Rien à signaler.
 
Mardi 9 janvier 1917.
Rien à signaler.
 
Mercredi 10 janvier 1917.
Quelques obus sur la lisière du bois de GILDWILLER.
 
Jeudi 11 janvier 1917.
Activité de notre artillerie sur AMMERTZWILLER.
 
Vendredi 12 janvier 1917.
Dans l’après-midi, tir ennemi dans la direction de GILDWILLER Eglise (lisière du Bois HOLZ). Quelques obus de 105 dans les boyaux 6 – 6bis – Tir de nos mitrailleuses.
 
Samedi 13 janvier 1917.
Tir de torpilles dans le secteur de VAFFIER – Grande activité d’artillerie dans le secteur du SCHÖNHOLZ.
Pertes :
Chasseur de 2Cl DENIZARD Lucien 2éme Cie – Tué à l’ennemi.
 
Dimanche 14 janvier 1917.
Rien à signaler.
 
Lundi 15 janvier 1917.
Cinq obus de 105 tombent sur la route de THANN vers l’emplacement de la sentinelle double. Tir de notre artillerie au Nord et en arrière d’AMMERTZWILLER.
Arrivée d’un renfort d’un Sergent, 2 Caporaux et 20 Chasseurs venant du 2éme Bataillon de Chasseurs à Pied.
 
Mardi 16 janvier 1917.
5 obus de 105 tombent en arrière de Poste Sud vers la tranchée de soutien. Tir de nos 75 dans la direction d’AMMERTZWILLER.
 
Mercredi 17 janvier 1917.
5 obus de 102 venant du N.E de BURNHAUP sur le terrain compris entre le Ponceau et Vaffier, une quizaine de 150 sur la route de THANN et aux environs de 6bis.
 
Jeudi 18 janvier 1917.
Tir de notre artillerie de 75 dans la direction d’AMMERTZWILLER
, une pièce de 90 tire dans la direction de BURNHAUP et au Nord d’AMMERTZWILLER.
10 obus de 150 tombent vers Vaffier.
 
Vendredi 19 janvier 1917.
Tir de notre artillerie pendant la nuit sur AMMERTZWILLER.
A 0h30, une patrouille de 3 Chasseurs de la 3éme Cie se bute à un groupe d’opération allemand au Sud du Ponceau Français.
Pertes :
Chasseur de 2Cl RIFFET Joseph 3éme Cie – Tué à l’ennemi.
Chasseur de 2Cl CHAUMEAU Gabriel 3éme Cie – Disparu.
Chasseur de 2Cl MERCIER Constant 3éme Cie – Disparu.
 
Samedi 20 janvier 1917.
A 5 heures : tir de notre artillerie sur le Ponceau allemand sur la demande de 6bis (tir de représailles).
 
Dimanche 21 janvier 1917.
La 1ere Cie relève la 3éme Cie.
Violent bombardement ennemi sur le secteur de Vaffier – Dégâts importants.
De 12h à 16h30, 17 obus de 105 et 10 torpilles sur le bivouac et tranchées de Vaffier.
Tir de représailles (75) sur le saillant.
Activités d’artillerie sur les secteurs voisins.
Le Lieutenant DESPLATS est désigné pour aller suivre un cours de grenadiers à REMIREMONT.
 
Lundi 22 janvier 1917.
Tir d’artillerie ennemi sur le secteur du 53éme Territorial.
L’après-midi, nos 75 tirent en arrière du village d’AMMERTZWILLER.
 
Mardi 23 janvier 1917.
Vers 14h30, quelques obus de 150 tombent au Nord-Ouest de BALSCHWILLER. Riposte de nos 75 sur AMMERTZWILLER.
 
Mercredi 24 janvier 1917.
A 21h, un obus de 150 tombe sur le boyau allant de la route de THANN à la tranchée Sud.
 
Jeudi 25 janvier 1917.
Dans l’après-midi, 8 obus de 88 venant d’OBERSPECHBACH tombent dans le secteur de Vaffier.
Plusieurs avions ennemis et français survolent nos lignes. Un avion ennemi est abattu par un des nôtres et tombe en flamme devant ALTKIRCH – 19h20.
 
Vendredi 26 janvier 1917.
Calme dans le secteur – Visite du Général Commandant la 13éme Division.
 
Samedi 27 janvier 1917.
Activité marquée de l’aviation – Rien à signaler.
 
Dimanche 28 janvier 1917.
Violent bombardement sur l’observatoire du secteur. 82 obus de 150.
Pas de victimes.
 
Lundi 29 janvier 1917.
Calme dans le secteur.
Arrivée d’un renfort d’un Sergent, 2 Caporaux et 20 Chasseurs venant du Dépôt du 2éme Bataillon de Chasseurs.
 
Mardi 30 janvier 1917.
Quelques obus dans le secteur de Vaffier.
Arrivée d’un renfort de 3 Sergents, 5 Caporaux et 22 Chasseurs venant du Dépôt Divisionnaire échangés contre 17 Chasseurs fatigués qui rejoignent le Dépôt Divisionnaire.
 
Mercredi 31 janvier 1917.
Calme dans le secteur – Rien à signaler.